Gerald Massey – A Book of Beginnings et autres travaux
(Source : Wikipedia, trad. NewsOfTomorrow.org)
Gerald Massey (29 mai 1828 – 29 octobre 1907) était un poète anglais et un égyptologue autoproclamé. Il est né près de Tring, dans le Hertfordshire, en Angleterre.
Biographie
Les parents de Massey étaient pauvres. Dès la sortie de l’enfance, il fut obligé de travailler dur dans une fabrique de soie, qu’il abandonna ensuite pour un travail tout aussi laborieux de tressage de la paille. La détresse et les privations rendirent ces premières années très sombres, contre lesquelles le jeune homme luttait avec esprit et virilité, s’instruisant durant son temps libre, et cultivant peu à peu le goût du travail littéraire.
« Durant les dernières années de sa vie, (à partir de 1870 et après) Massey s’intéressa de plus en plus à l’égyptologie et aux similitudes entre l’ancienne mythologie égyptienne et les histoires des évangiles. Il étudia les nombreux documents égyptiens conservés au British Museum, ce qui lui permit finalement de déchiffrer par lui-même les hiéroglyphes. »
Carrière d’écrivain
La première apparition publique de Massey en tant qu’écrivain fut liée à un journal appelé Spirit of Freedom, dont il devint rédacteur en chef, et il n’avait que vingt-deux ans quand il publia son premier recueil de poèmes, Voices of Freedom and Lyrics of Love (1850). Suivirent rapidement The Ballad of Babe Christabel (1854), War Waits (1855), Havelock’s March (1860), et A Tale of Eternity (1869).
Bien des années après, en 1889, Massey sélectionna le meilleur de ces recueils, fit des ajouts, et publia une édition en deux volumes de ses poèmes appelé My Lyrical Life. Il publia également des ouvrages traitant du spiritisme, de l’étude des sonnets de Shakespeare (1872 et 1890), et de spéculation théologique.
La poésie de Massey contient une certaine âpreté et vigueur de sincérité et de force qui explique sa popularité au moment de sa publication. Il traita le thème de Sir Richard Grenville avant que Tennyson n’ait pensé à l’utiliser, avec beaucoup de force et de vitalité. En effet, l’admiration de Tennyson lui-même pour le travail de Massey reste toujours son meilleur éloge, le Lauréat ayant trouvé en lui un poète aux élans lyriques raffinés et déployant un riche imaginaire semi-oriental. L’inspiration de sa poésie est essentiellement britannique, il était un patriote dans l’âme.
En ce qui concerne l’égyptologie, Massey publia d’abord The Book of the Beginnings, suivi par The Natural Genesis. Son ouvre la plus prolifique est Ancient Egypt : The Light of the World, publiée peu avant sa mort. Son travail, qui établit des comparaisons entre la religion judéo-chrétienne et la religion égyptienne, n’est pas considérée comme significative dans le domaine de l’égyptologie moderne et n’est pas mentionné dans l’Encyclopédie d’Oxford de l’Egypte ancienne ou tout autre travail de l’égyptologie moderne.
Parallèles entre Horus et Jésus
Un des aspects les plus sensationnels des livres de Massey fut le parallèle qu’il traça entre Jésus de Nazareth et le dieu égyptien Horus. Nous le trouvons principalement dans son livre The Natural Genesis.
Les écrits de Massey influencèrent Alvin Boyd Kuhn, et plus tard Tom Harpur, prêtre ordonné de la religion anglicane et conférencier, qui présenta ses propres arguments dans son livre « The Pagan Christ », dans lequel il affirme que les idées essentielles du judaïsme et du christianisme ont pour origine la religion égyptienne.
Parmi les similitudes évoquées, tous deux seraient nés d’une vierge le 25 décembre, reçurent des enseignements à 12 ans dans un temple, eurent 12 disciples, furent baptisés dans le fleuve Eridan ou Iarutana (Jordanie) par « Anup le Baptiste, » firent un sermon sur la montagne, soignaient les malades, ont ressuscité un homme de parmi les morts (Lazarus pour Jesus, El-Azar-us pour Horus), et sont morts par crucifixion pour l’expiation des péchés du monde, avant de ressusciter trois jours plus tard.
Cependant, W. Ward Gasque mena un sondage sur vingt égyptologues internationaux de premier plan – dont le professeur Kenneth A. Kitchen de l’Université de Liverpool et Ron Leprohan, professeur d’Egyptologie à l’Université de Toronto au Canada, et en USA, en Grande-Bretagne, Australie, Allemagne, et Autriche, pour vérifier si le monde universitaire validait ces affirmations. Les spécialistes ont rejetèrent à l’unanimité ces affirmations. Un spécialiste déclara que c’étaient « des absurdités marginales« , en prévenant que « l’égyptologie a la triste réputation d’être l’une de ces disciplines dont n’importe qui peut affirmer être spécialiste, et la triste réputation d’être probablement la plus assiégée de faux prophètes. » Massey disait lui-même : « Ils doivent trouver difficile de prendre la Vérité pour Autorité quand depuis si longtemps ils ont confondu l’Autorité avec la Vérité. »
Références
Gerald Massey Collection-Upper Norwood Joint Library
Massey, Gerald. « Gerald Massey« . Classic Encyclopedia World Wide Web edition, based on the 1911 encyclopædia.. Retrieved 2008-03-19.
The Leading Religion Writer in Canada … Does He Know What He’s Talking About ?
Parallels between the Lives of Jesus and Horus, an Egyptian God
Gasque, W. Ward « The Leading Religion Writer in Canada … Does He Know What He’s Talking About ? » George Mason University’s History News Network
Liens externes
Ancient Egypte : The Light of the World par Gerald Massey – en ligne.
gerald-massey.org.uk, site dédié à Gerald Massey.
Africa Within, de nombreux articles et poèmes de Massey relatifs à l’égyptologie.
Travaux de ou sur Gerald Massey dans les bibliothèques (Catalogue WorldCat)
Commentaire : Outre le lien entre Jésus et Horus, récemment étudié par Anton Parks dansLe Réveil du Phénix et Le Testament de la Vierge, les travaux de Massey ont une dimension linguistique très intéressante. Il est possible par exemple d’utiliser Google Books pour chercher des mots en particulier dans le livre A Book of Beginnings, qui traite notamment des similitudes qui existent entre l’égyptien et les autres langues du monde. Hedsel écrit dans The Zelator:
« Notre propre maître Fulcanelli a beaucoup appris du remarquable Gerald Massey. [Note de bas de page par David Ovason : Fulcanelli a-t-il rencontré Massey ? C'est la question. Compte tenu de leur influence et leurs remarquables intuitions ésotériques, ce sont tous deux des personnages très énigmatiques, mais il y a des indices montrant que l'anglais a influencé le français, que ce soit dans la méthode, l'idéologie, ou d'autres choses. (...) Massey a écrit l'une des études étymologiques les plus profondes et troublantes du 19e siècle. Son esprit avait été spécialement préparé pour cette entreprise par le fait qu'il n'avait reçu durant son enfance pratiquement aucune éducation. Il n'a appris à lire et écrire que tard dans sa vie. Une telle éducation a un puissant effet sur le corps Spirituel de l'Homme, et dans le cas de Massey, cela lui a permis de fournir de vastes énergies sur un spectre étroit de la recherche intellectuelle. Après avoir appris à lire et écrire, il fut fasciné - et le mot est faible - par le langage. Il passé de nombreuses années, travaillant dans la Salle de Lecture du British Museum, établissant d'abord le lien qui unit la langue sacrée d'Égypte à la langue anglaise, puis aux autres langues. Il fit de nombreuses hypothèses de portée considérable qui n'ont jamais reçu de réponse adéquate.]







